L’instant Croxel de la Compagnie O.P.U.S (janv 2010)

Sur une idée de Jean Louis Cordier et Pascal Rome Écriture : Chantal Joblon et Pascal Rome / Mise en scène / Réalisation : Chantal Joblon et Pascal Rome / Jeu : Jean-Louis Cordier et Sandrine Bourreau / Objets : Thierry Simounet et Nico-las Darrot / Envolées corporelles : Agnès Pelletier Création 2007
Pièce courte pour deux acteurs, elle traite du sensible sujet des boire et des déboires de ceux qui trinquent, de leurs ivresses, de leurs dérives… Parler de l’alcool, c’est forcément parler de la contradiction entre les plaisirs et les souffrances. L’instant Croxel montre la solitude de comptoir d’un homme et le pathétique déballage de sa rancœur. Peu à peu, de derrière le bar, surgira la « Figure rédemptrice »…Le public, lui, est assis à la place du consommateur, à la place de celui qui, parfois interpellé par le charme du comptoir animé où se lèvent des coudes euphoriques, se laisse gentiment aller au plaisir de contempler la vie des autres en se jurant de ne jamais être à leur place.
C’est une tranche de vie. Une courte tranche de vie qui dérive. Rémi Walker est commercial chez CroXel. Il attend la signature d’un bon de livraison pour une opération promotionnelle : des cacahuètes au « goût nordique ».
L’absence momentanée du patron va le conduire à composer avec la serveuse en patientant autour de quelques verres ; les consommateurs présents vont alors assister à une lente et aigre dégringolade jalonnée d’héroïques morceaux de bravoure de comptoir, dérisoires sommets que seul l’alcool permet d’escalader… Au final de cette dérive, point d’éléphants roses ni de bagarre générale, mais l’arrivée rédemptrice et triomphale d’un archange sorti tout droit de la cuisine…
Artiste associé/ Aventures plastiques dans le quartier : Germain Prévost
Germain Prévost alias ipin , artiste plasticien et graffeur, a décliné le thème de la cacahuète (dorée) dans tout le quartier, et spécifiquement autour du bar : invasion de cacahuètes dans la rue, file indienne de cacahuètes sortant des fenêtres, des poubelles, des boites au lettres (dans lesquels une cacahuète « invitation à dégustation » était déposée), des distributeurs de billets, dévorant les chaises de bar, etc.
Une signalétique particulière a également été construite pour l’entrée du bar, invitant les passants à s’interroger sur ce qu’il allait s’y passer…
« Tout contre » de la Compagnie L’Aurore (déc 2009)

Ecriture Patrick Gratien-Marin / Interprété par Noélie Giraud et Frédéric Vern / Mise en scène de Paola Rizza avec Muriel Gaudin
Jeanne et Younn ont fait un stock de passion et de rage... La haine ou l'amour ? Entre eux c'est les deux...
Il leur a suffi d'être deux, ils se regardent, se guettent. Deux univers qui demandent à n'en faire qu'un. Il leur en faut du désir pour aller au bout de l'autre, entre le besoin de caresse et l'envie de mordre.
Après une création en février 2006 et un joli succès parisien, Tout Contre s'est balladé en Gironde (dans les bars, en maison de retraite, dans un lycée ou encore un club-house!). Le spectacle a été joué aux 35 ans du Footsbarn Travelling Théâtre, au Festival d'Avignon, au Festival Des Petits Riens (Côtes d'Armor) et au Festival Scènes au bar (en Lorraine), et a fêté sa 50ème représentation à Marseille.
Artiste associé de Lézarap'art : Marie-Lucie Poulain
Marie-Lucie Poulain, peintre et plasticienne, a travaillé autour de l’univers de « Tout Contre » en imaginant et créant une multitude de mots doux, lettres d’amour et créations plastiques, rassemblés sous enveloppe en forme d’invitation, déposés dans les boites aux lettres des habitants sur un périmètre autour du café dans chaque quartier. (300 lettres/quartiers)
La première réplique du spectacle de la comédienne : « Où était-tu ? J’ai placardé dans tout le quartier : Jeune femme recherche son mec, sourire en récompense ! » a donné naissance à une lettre d’un corbeau mystérieux, placardé dans les trois noyaux villageois une semaine avant la représentation : « Jeune femme recherche son mec. Sourire en récompense. Rendez-vous au café de…. à 19h…. »
