Les publics de Petit art petit
Comment inscrire une manifestation dans un quartier sans travailler avec les acteurs de terrain qui occupent le territoire dans lequel elle s’invite ? Lézarap’art veut faire vivre sa manifestation au cœur du quotidien des habitants et imagine différents dispositifs, différentes possibilités de concerner le plus grand nombre, en associant ses partenaires, de l’échelle du quartier à celle de la Région.
Mobilisation d’un réseau de partenaires
Dans le 15è arrondissement de Marseille, entourée par les cités des Créneaux et des Aygalades, l’association est fortement impliquée dans la vie des quartiers nord de Marseille, au coeur d’un contexte urbain, historique et sociogéographique particulier, sur un territoire maillé par un réseau de partenaires de terrain de plus en plus développé (centres sociaux, associations de quartiers, écoles, structures culturelles..).
Nos partenaires culturels comme La Cité de la musique, nous prêtant gracieusement la bastide de l’Oasis au cœur du parc, ou le FRAC PACA, partenaire de la résidence de Pascal MIJARES, seront des relais important au niveau de la communication.
L’Outil Commun* élabore pour l’année 2010 un projet de circulation de publics « habitants ambassadeurs » autour de nos évènements. Petit Art Petit sera une des étapes de ce parcours.
*Groupe de travail réunissant plusieurs acteurs culturels implantés dans les quartiers nord de Marseille : l’APCAR, le Cosmos Kolej, Lézarap’art, Lieux Publics et le Théâtre du Merlan. Comme un laboratoire, il développe des outils de réflexion, d’échange, de relation aux publics et des actions artistiques et travaille au maillage culturel du territoire dans lequel il est implanté.
(Re)connaître nos publics
Comme lors de la précédente édition, un système de comptage des publics sera mis en place à l’entrée du festival. Outre le fait de prévenir tout risque lié à la sécurité, cette initiative permet à Lézarap’art d’avoir une idée de l’évolution de la fréquentation du festival d’une année sur l’autre.
Une enquête des publics sera également réalisée ; elle pourra contenir plus d’éléments qualitatifs que celle réalisée lors de la précédente édition, qui cherchait seulement à recueillir des données quantitatives auprès des publics, concernant par exemple :
‐ la provenance ‐ quelle est la part de personnes venues du quartier, du département, de la Région ?
‐ la fidélité au festival ‐ quelle est la part des nouveaux publics ?
‐ la façon dont ils ont entendu parler du festival ‐ comment mieux communiquer ?
‐ la visibilité de Cité des Arts de la Rue à l’échelle de Marseille ?
Il s’agira cette année d’interroger les motivations qui poussent les publics à venir, la façon dont ils vivent cette journée, les freins éventuels rencontrés et d’autres éléments encore à définir, indicateurs pour une évaluation de l’impact du festival dans la ville.
Le livre d’Or du festival viendra recueillir, comme à la dernière édition, les témoignages de spectateurs.
