Complicités

Le Mur du Fond

_le MUR du fond

Initié en 2017 par Germain Prévost alias IPIN, artiste associé à Lézarap’art, et STF Moscato, le Mur du fond est un espace de création murale qui tous les 2 mois provoque la rencontre entre un artiste du street-art et un musicien pour créer une œuvre performative singulière. À l’instar de tous les M.U.R. (Modulable, Urbain et Réactif) de France, sa vocation est d’être un lieu d’échanges et de diffusion des arts graphiques urbains.

Le lieu de travail qu’est le Mur du fond, protégé des aléas d’une rue passante mais bel et bien en extérieur, est propice à prendre du temps pour expérimenter.

Le projet Mur Du Fond est porté par l’association À l’Échelle II, avec les précieux soutiens de l’ApCAR, Lézarap’art, SudSide, Lieux Publics, la FAI-AR, Générik Vapeur, les peintures Jefco, l’entreprise Profil…

Mises à disposition d'espaces

Retour sur les mises à disposition d’espaces passées

2020

Synergie Family - Ateliers Réalise tes rêves

À plusieurs reprises, Lézarap’art a ouvert ses locaux à Synergie Family pour des journées d’atelier Réalise tes rêves.

 

Synergie Family s’implique depuis plus de 10 ans dans le développement d’actions socio-éducatives au bénéfice de l’enfance, de la jeunesse et de la famille. RTR (Réalise Tes Rêves) est un projet visant à créer des activités génératrices d’emploi, durables pour les jeunes et moins jeunes éloigné.e.s de l’emploi.

 

La venue de différents groupes et de membres de l’équipe de Synergie Family dans les locaux de Lézarap’art a été l’occasion d’une première approche de la Cité des arts de la rue. Pour ces personnes en recherche d’emploi et en quête de confiance, c’est l’ouverture d’un champ des possibles et le lieu d’une rencontre avec de nouveaux horizons artistiques et professionnels.

Sevdim collectif - Répétition du spectacle Macbeth

Dans un contexte difficile pour tous, et notamment pour les artistes et dans le domaine du spectacle vivant, Lézarap’art a mis à disposition de Sevdim collectif son entrepôt pour la répétition du spectacle Macbeth, à l’approche de la représentation du samedi 19 septembre 2020 au Théâtre Antoine Vitez (Aix-en-Provence) dans le cadre du Festival 3 jours et plus… déconfiné.

Sevdim collectif a vu le jour en 2018 lors de la création du spectacle Drôle de printemps et est composé de jeunes passionné.e.s de théâtre, de musique, de danse et d’art en général, ayant à cœur de rencontrer et d’échanger avec d’autres artistes en France et dans le monde. Fort.e.s de leurs singularités et de leurs parcours variés, ses membres se retrouvent dans un désir commun de réfléchir et d’expérimenter ensemble. Sevdim est donc une passerelle pour la création, le voyage et le partage.

La violence est le passage critique de l’ordre au chaos. La pièce, qui s’inscrit dans une musicalité très présente, est une fable déconstruite et un travail d’acteur tendu entre incarnation et défiguration. Tout au long du texte de Shakespeare, Macbeth devient l’instrument du violent. Le spectacle s’attache à recréer cette avancée puissante et irrésistible du violent, dont la musique est le métronome.


Mise en scène : Matteo Duluc | Scénographie : Caitlin Dailey | Régie : Matthias Pichet

Étape de travail autour du projet KLEBS / Séance de dramaturgie collective

Pina Wood, metteuse en scène, et Ugo Gasiglia du Collectif Chapacans, clown

Avec pour idée que le spectateur est un animal actif et engagé et que le travail dramaturgique peut devenir un espace ouvert et partageable plutôt qu’une discipline, Lézarap’art a permis à Ugo Gasiglia, Pina Wood et au public de se rencontrer autour d’un animal poétique et bavard…

KLEBS, c’est le projet de Ugo Gasiglia, un solo de clown en construction, avec robe à sequin et couteau affûté.

Ugo est clown. Pina est dramaturge.

Ugo rencontre Pina. Pina désire Ugo. Ugo se laisse faire par Pina. Pina plonge pieds joints dans le travail d’Ugo.

Ils INVENTENT ensembles une manière de se rencontrer à vue, OUVRENT leur espace de travail et TENTENT une nouvelle approche de ce qu’est la pratique de la dramaturgie.

En 2008-2009, Coralie Bugeja s’est formée à l’école “IICC Mode” à Marseille, spécialisée dans la conception de création de couture.

En juillet 2011, elle ouvre son propre atelier où elle réalise autant des créations de prêt-à-porter que du sur mesure. 

Depuis quelques années, elle a créé à l’Estaque plage un nouvel atelier de couture sous le nom de COCO Jeannette.

Trouver un souffle dans la masse inerte.

En tant qu’artisane, ouvrière, artiste ou designer, à travers la sculpture, l’installation et la performance, je travaille le métal. 

Je tente inlassablement de modifier les particules invisibles de l’acier. Je cherche la contradiction de l’acte et de la forme et tente de sentir à travers mes sculptures que cette matière est discontinue, fragile et pleine de vide et à la fois très dense, lourde et pesante.

En faisant cela, je cherche souvent inconsciemment à ce que l’apparence de la matière soit en contradiction avec sa constitution.

Chaque forme est un équilibre éphémère, elle est en mouvement. Tout changement est une catastrophe et toute catastrophe une résurrection.

Je manipule le métal et tente d’en révéler l’énergie intrinsèque. Je cherche à prendre en compte toutes ses propriétés. J’explore ses limites et ses possibilités physiques, le chauffe, le martèle, le tords. Je cherche à lui faire dire quelque chose de lui-même. Cela peut-être un sentiment de lourdeur exarcerbé, ou au contraire une finesse et une fragilité inhabituelle, ou encore un déséquilibre qui trouble par sa posture et par sa forme.

C’est un dialogue ouvert avec la matière.

Se révèlent alors les capacités formelles dans une matière qui devient un objet empreint d’une identité singulière, et qui relève parfois de l’organique ou du vivant. – Caroline Brisset

menés par Gatinho Angola avec deux groupes d’enfants du Centre social les Bourrely les 1er et 2 mars 2021 à Lézarap’art

Gatinho Angola est un capoeiriste né en Guyane, vivant aujourd’hui à Marseille. En 2013, il crée la Connexion Européenne de Capoeira Angola (CECA) en référence au premier nom de l’Europe (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) et au nom du groupe de Mestre Pastinha (Curso Esportivo de Capoeira Angola). Celle ci a pour but de créer de réels ponts entre le Brésil (l’origine) et l’Europe qui incarne l’expansion mondiale de la capoeira. Ces ponts ont pour but  de rendre sensibles les capoeiristes européens à l’ensemble de la culture brésilienne et donc de permettre de l’aborder dans sa globalité et sa richesse en ne la considérant  pas uniquement comme un sport.

Mise en place d’une opération solidaire de distribution de colis alimentaire et réalisation de fanzines et kits pédagogiques à destination des habitant.e.s des quartiers Nord de Marseille coordonnée par l’ApCAR (Association pour la Cité des arts de la rue) – mars 2020 

Nombreux sont les domaines d’activité qui ont pâti de la situation inédite liée à la crise sanitaire, mais au-delà de la sphère professionnelle, certains foyers ont été frappés de plein fouet par les bouleversements du quotidien qu’elle a causés. C’est  dans une urgence et un éveil des consciences qu’est née l’opération Soli-Cité à la Cité des arts de la rue. La nécessité de s’assurer que chacun dispose de moyens de protection et d’alimentation pour lui-même et ses proches s’est évidemment imposée. C’est en ce sens que les instigateur.rice.s de cette mobilisation se sont rapproché.e.s des différents centre sociaux et associations d’habitant.e.s des quartiers alentours.

Il s’agissait de fournir à manger, mais aussi de nourrir l’esprit et de garder vivante la curiosité de chacun. Ainsi, à l’initiative de certain.e.s membres de la Cité des arts de la rue, se sont organisées des distributions de colis alimentaires et a été imaginé un kit d’activités ludiques et pédagogiques pour les familles. Coloriages, cartes à découper, fanzine, livres et jeux ont été collectés ou créés spécifiquement.

Cette opération a été l’occasion d’une ouverture des portes de la Cité à ses voisin.e.s, mais aussi d’une rencontre différente entre les membres des différentes structures qui la composent. Ainsi, ce mouvement de solidarité, né de la nécessité, a aidé à accélérer des dynamiques essentielles à la Cité des arts de la rue : l’attention portée aux habitant.e.s des quartiers alentours, mais aussi la mise en commun des moyens et des énergies au sein même de la Cité.

Acte collectif de résistance artistique initié par Générik Vapeur

C’est à la sortie du confinement, dans un état d’abattement pour certain.e.s et d’énergie créatrice pour la plupart, qu’est née de plusieurs membres de la Cité des arts de la rue la volonté de prendre part, ensemble, à un « acte collectif de résistance artistique », sur une idée de Générik Vapeur. Ainsi, dans une urgence artistique cette fois, les cœurs et les corps se sont accordés pour permettre ensemble la reprise de la création, pour les artistes mais aussi pour les spectateur.rice.s. De cette nouvelle mise en commun des possibles est née une proposition de déambulation au travers des différents univers des structures composant la Cité des arts de la rue, laissant découvrir chacun.e de ses acteur.rice.s.

Lézarap’art a pleinement pris part à cette mobilisation artistique. Mêlé.e.s à d’autres membres ou complices de la Cité, les artistes associé.e.s à Lézarap’art ont été matériau créateur de cet évènement à 360°.

Les locaux de Lézarap’art accueillaient et mettaient en lumière pour l’occasion les  sculptures réalisées, au cours des ateliers de pratiques amateurs Sculpte, à partir de matériaux de récupération ; une œuvre accompagnée de la vidéo Histoire de tôle de l’artiste visuel Germain Prévost alias IPIN ; l’exposition Louuups de la plasticienne Marie-Lucie Poulain ; une sculpture végétale de la plasticienne du végétal Catherine Cocherel ; l’installation robotique Butterfly E-fect de l’artiste roboticienne France Cadet et une performance engagée du comédien Hadi Boudechiche.

Contacter, accueillir et accompagner dans cette expérience de spectateur.rice des jeunes du Centre EPIDE de Marseille (Établissement pour l’insertion dans l’emploi) et des groupes de centres    sociaux    et    associations    d’habitant.e.s    de    tous    âges a été une mission essentielle menée de concert par l’association Lézarap’art et la médiatrice culturelle de l’ApCAR.

©Benjamin Lengagne