Les expositions à Lézarap'art

Retour sur les expositions passées

2019

Abstraits – 12 septembre au 18 octobre 2019 à Lézarap’art

Vernissage et performance EXTRA TIME le 12 septembre.

Ouverture au public dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 septembre. 

Jean-Antoine Bigot est danseur et chorégraphe. Il a rejoint en 1997 la compagnie Ex Nihilo qu’il codirige depuis 2000. Son parcours de danseur-chorégraphe a toujours été associé à la peinture.

La peinture est restée très proche de mon parcours de danseur.
J’ai toujours alimenté les annotations des pièces, de dessins, de croquis, de schémas sur les parcours, les mouvements, les silhouettes des danseurs et des scènes de danse.
J’ai parfois intégré le dessin dans les différentes pièces des spectacles de la compagnie Ex nihilo que nous dirigeons avec Anne Le Batard. Actuellement les deux passions restent intimement liées, ces deux parcours artistiques se nourrissent l’un de l’autre. – Jean-Antoine Bigot

> Suspensions et accroches murales pour l’espace de Lézarap’art, une installation particulière

Les tableaux sont conçus dans l’épaisseur des matières. Ils naissent de l’association de déchets, de surplus de peintures périmées et de ferrailles rouillées autour d’une tâche, une éclaboussure, un trait ou du positionnement d’une tôle, d’un clou rouillé, d’un éclat de bois.

Sans anticipation, l’action de peindre est dans la réaction, dans la corporalité d’un geste instinctif en adaptation permanente aux textures, aux consistances des produits comme à l’évolution au séchage, laissant apparaître des coulures et des transparences improbables.

> La performance EXTRA TIME

Cette performance est une mise en distance, en volume de la façon de peindre, la fusion-rencontre du peintre/danseur.

EXTRA TIME est un geste qui part de la construction d’une structure faite de planches en bois vers la peinture, un geste qui déplie le temps maintenant le public en état de découverte. Une construction dans l’urgence, dans l’instabilité où le geste répétitif de l’ouvrier qui utilise le serre-joint joue avec la logique des forces, des équilibres et le possible effondrement, un faux-semblant de non-maitrise qui intègre la prise de risque et la rupture.

Sans préméditation, le trait sur la toile, les coulures de peinture des pots suspendus, les textures de peintures acryliques ou glyceros, anciennes ou récentes rappellent des matières de corps organique, de terre, de poids, d’apesanteur.

2016

Printemps coréen à Marseille – 3, 4 et 6 mai 2016 à Lézarap’art

France Cadet, ARLA (artiste résidente Lézarap’art associée), explore la robotique et les nouveaux médias. Son travail aborde de façon ironique diverses questions de la science qui font débat, révélant nos peurs actuelles sur les biotechnologies et l’intelligence artificielle. Elle explore parodiquement la relation de l’homme à l’animal et de l’humain à l’androïde, en jouant sur la frontière, de plus en plus poreuse, entre le naturel et l’artificiel. 

2010

Fred Parison

Petites ailes – une exposition mécanique tous publics

Petites Ailes est une exposition rassemblant plusieurs installations autour de l’envol, de l’enfance, du mouvement et de la nature, mêlant à la fois mécanique, bricolage, et objets naturels. Se côtoient en un ballet lent, fragile et contemplatif, de petites machine-jouets de branches, de ficelle et de plumes, des hélices tournant dans le vent, de grandes ailes végétales suspendues, une collection d’insectes de brindille, de coque, de graines et de feuilles…

Puisqu’il faut un métier, je suis constructeur-machiniste dans le spectacle vivant, c’est comme ça que l’on dit sur mes déclarations Assedic et mes fiches de paie. Mais moi, je dis que je suis un sacré touche-à-tout, bidouilleur- bricoleurfabricateur, qui change de casquette selon les projets et les envies. Certains diront scénographe, d’autres constructeur, ou encore plasticien, je crois que c’est tout ça à la fois car tout est intimement imbriqué et lié dans ma tête et dans mes mains.

En fait, je partage mon temps entre la création de spectacles de rue au côté d’Estelle Charles avec notre compagnie La Mâchoire 36, un espace de création où le jeu d’acteurs, le texte, les objets en mouvements, le dispositif scénique concourent ensemble à la recherche d’un langage poétique, visuel et imagé ; la construction de machines, d’objets scéniques et d’objets mécaniques pour divers projets chez les autres ; et la réalisation d’installations plastiques, ou les mécanismes, les matériaux et les textures, les lumières, et les objets s’entrelacent, s’emmêlent, s’imbriquent pour donner à voir et ressentir une poésie ludique, sensible, qui me colle à la peau. – Fred Parison

[Les enfants], sans doute volent-ils, sans doutes les voit-on avec ravissement faire avec leurs petites ailes de petits parcours, tandis que l’adulte, muni cependant d’ailes bien plus puissantes, s’interdit par malheur de les utiliser… – Jean Dubuffet – Extrait de Petites ailes

Au départ, il y a cette phrase de Dubuffet, ou plutôt cette réflexion tout en image trouvée au hasard il y a un certain temps, voire plusieurs années… Et puis, comme d’habitude, en laissant reposer les choses, les idées font leurs chemins seules, tranquillement… Je vis avec, et le temps passe, et la boite à trésor laissée entrouverte se remplit de petites choses glanées qui s’ajoutent à la construction d’un « projet ». Car voilà, un jour, un matin, toutes ces petites pièces éparpillées, comme un puzzle imaginaire sont enfin rassemblées, et cette « chose », ces idées éparses, sont devenues un projet sans que je m’en aperçoive.

Alors je vois ce projet comme une suite de champs d’exploration, un projet à plusieurs facettes, un projet qui prendrait divers chemins, diverses pistes…. Plus qu’un projet, Petites ailes s’annonce comme un axe de travail, où volontairement l’approche se fera de façon multiple. Il s’agit de cerner les choses, de les prendre par plusieurs bouts, de les morceler pour donner à voir différents points de vue. Ainsi, j’imagine un travail en plusieurs temps, en plusieurs ateliers, un travail en divers chantiers. – Fred Parison

Sont présentés les trois premiers fragments : le terrain de jeux, les hélices, et les feuilles volantes. Puis viendront d’autres fragments…